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C’est quand même une drôle d’aventure que cette vie humaine qui m’est donnée !

Une aventure étrange quand on y réfléchit, comme devant ce radiotélescope de Nançay.

Naître un jour sur cette Terre…petite planète perdue dans l’immensité de l’univers…faire un apprentissage de la vie dans une famille de vignerons, au contact de la nature, du travail de la terre, plongé dans un environnement très religieux qui me conduit à être ordonné prêtre à 25 ans.

Et puis prendre l’itinéraire des prêtres de la Mission de France, se laisser remuer, parfois bouleversé par la rencontre de femmes et d’hommes abîmés par la vie, blessés ou rejetés, dont l’Eglise est si loin, se laisser envahir par toutes ces évolutions considérables qui m’ont atteint au cours de cette vie de prêtre. Au cœur de tout cela, j’ai poursuivi une recherche de Dieu.

1929 est resté dans les mémoires des coteaux du Layon comme un grand millésime.

C’est le 4 avril que naît Jean-Marie, fils de vigneron, aîné d’une fratrie de cinq frères et sœurs demeurant aux Buissonnets, à Passavant-sur-Layon en Anjou.

La vigne, les jeux d’enfants, le potager, les odeurs de cave, les cinq kilomètres à pied jusqu’à l’école de Nueil, la messe et les vêpres du dimanche feront l’ordinaire d’un garçon taquin et distrait, priant et timide.

En 1939, c’est la découverte de l’internat, du latin, des maigres rations à cause de la guerre.

Les camps vélo de la JEC lui ouvrent d’autres horizons et font mûrir son projet de devenir prêtre.

Muni de son bac de philo, il entre en 1947 au séminaire d’Angers.

A l’écoute de son oncle, Fils de la Charité et prêtre à la Mission de Paris, engagé en monde ouvrier du côté de Colombes, Jean-Marie se sent attiré par un ministère missionnaire plus en proximité avec les gens qui travaillent.

L’évêque d’Angers est conscient qu’une nouvelle approche est nécessaire pour les régions déchristianisées ; il lui accorde l’autorisation d’aller à Lisieux à condition de revenir plus tard en Anjou. A peine arrivé, Jean-Marie est un peu déstabilisé par la démission sur ordre de Rome, du père Augros, le supérieur du séminaire.